Le Président Bassirou Diomaye Faye, nouveau Président en exercice de la CEDEAO

International - 19 MONTHS.JULY 2026


Au terme de la 69ᵉ Session ordinaire de la Conférence des Chefs d’État et de Gouvernement, la Communauté a confié au Président de la République, Son Excellence Monsieur Bassirou Diomaye Faye, la présidence en exercice de la CEDEAO.
Cette désignation consacre une parole écoutée et une vision portée avec constance. Devant ses pairs, le Chef de l’État a dressé un diagnostic lucide de la situation de la Communauté : une économie résiliente, mais encore vulnérable ; une région fragilisée par le terrorisme ; des institutions appelées à se réformer. À chacun de ces défis, il a opposé une même exigence d’action : l’opérationnalisation de la Force régionale de lutte contre le terrorisme, la mutualisation des moyens, le renforcement de l’autonomie financière de la Communauté et une meilleure protection des populations affectées.
En acceptant cette responsabilité, le Président de la République a mesuré le poids de l’héritage : cinquante années de solidarité, d’intégration et de construction collective. Il s’est engagé à le faire vivre en l’adaptant aux défis de notre temps : la sécurité collective, la stabilité institutionnelle, la souveraineté politique et économique, ainsi qu’une voix de l’Afrique de l’Ouest plus forte, plus audible et plus crédible sur la scène internationale.
Un mandat de confiance. Une responsabilité pleinement assumée. Une ambition au service de toute la région.
🇸🇳 « Vive la CEDEAO ! Vive une Afrique de l’Ouest réconciliée et unie ! »




Discours du Président Bassirou Diomaye Faye après sa désignation à la présidence en exercice de la CEDEAO
Freetown 19 juillet 2026 - Seul le prononcé fait foi

-Monsieur le Président en exercice sortant,
-Chers Collègues, -Monsieur le Président de la Commission, -Mesdames, Messieurs les Ministres, -Mesdames, Messieurs, Je tiens d’abord à renouveler mes remerciements au Président Julius Maada BIO, Président en exercice sortant de notre Conférence pour ses efforts constants en faveur de la stabilité, de la cohésion et de la consolidation de l’intégration sous régionale. Je mesure l’honneur et la responsabilité qui s’attachent au mandat que vous venez de me confier pour conduire les destinées de notre Organisation commune.

Je vous en remercie et vous assure de mon engagement à travailler de concert avec tous les pays membres pour perpétuer l’héritage des Pères fondateurs. Nous avons célébré l’année dernière le 50ème anniversaire de la création de la CEDEAO. Nous pouvons être fiers du chemin parcouru sur les traces lumineuses des pères fondateurs dont la vision éclairée continue de guider notre marche commune et solidaire vers l’intégration sous régionale.

Nos acquis sont indéniables ; tout comme nos défis aujourd’hui : expansion du terrorisme, tensions inter et intra étatiques ; recul démocratique avec la recrudescence des coups d’Etat, sans oublier l’ingérence politico-militaire étrangère. A cela s’ajoutent les défis sanitaire, climatique, et l’impact d’une situation internationale conflictuelle sur nos économies. Tout cela, ajouté à la fragmentation de notre communauté, fragilise davantage nos efforts de développement et nos acquis en matière d’intégration. C’est dire combien il urge de travailler pour les retrouvailles de toute la famille ouest africaine afin de consacrer toutes nos forces et nos ressources aux projets et initiatives communautaires qui nous rassemblent.

Le chantier de raffermissement des liens de confiance entre les peuples et les dirigeants me semble être aussi une urgence. Cela passe, notamment par le respect de l’ordre constitutionnel et républicain, des réformes pour adapter la CEDEAO aux réalités de son temps et consolider notre marche collective vers nos objectifs communs ; la révision du Protocole additionnel sur la démocratie et la bonne gouvernance dont l’adaptation contribuera à la sauvegarde des idéaux démocratiques qui font sa raison d’être. Il est tout aussi crucial de renforcer nos cadres préventifs des conflits en mettant l’accent sur la concertation et le dialogue. En outre, la CEDEAO que nous voulons forte et en progrès, ne pourra se réaliser sans la mobilisation de ressources humaines de qualité, dévouées et compétentes. J’engage la Commission à travailler davantage dans ce sens pour plus d’efficacité et de résultats.

Chers collègues, En acceptant cette responsabilité que vous venez de me confier, je garde à l’esprit le lourd héritage de cinquante ans d’efforts, de solidarité et de construction patiente, portées par la vision et l’engagement de nos illustres anciens, qui ont cru, envers et contre tout, en l’idéal de l’intégration.

Je m’engage, avec vous, à faire vivre cet héritage, en l’adaptant aux défis de notre temps : la sécurité collective, la stabilité institutionnelle, la souveraineté politique et économique, et une voix de l’Afrique de l’Ouest plus audible et crédible. Vive la CEDEAO ! Vive une Afrique de l’Ouest, réconciliée et unie! Je vous remercie de votre attention.