Le sceau
Symbole

Le sceau

Né du besoin d’authentifier un acte public ou privé, de marquer l’empreinte de l’autorité ou la propriété sur un objet, le sceau date de la lointaine antiquité. Le Sénégal est une République qui a la singularité de posséder deux sceaux.

Le sceau
Le sceau

Le sceau du Lion passant

Réservé au Président de la République, le sceau du Lion passant est destiné à marquer sous timbre sec les grands actes de l’Etat, comme les traités. Il y figure un lion passant et, sur la droite au dessus, une étoile à cinq branches. Le lion est un signe fréquent de la symbolique du groupe ethnique nord soudanais, auquel appartient la grande majorité des sénégalais. Emblème du pouvoir avant la présence française (le Roi étant alors un Roi-Lion - Soleil-Dieu), le lion est désormais l'effigie de l’Etat sénégalais. Aucun animal ne peut mieux représenter le peuple sénégalais dont les vertus cardinales sont le courage et la loyauté.

République du Sénégal - Un Peuple, un But, une Foi

Le sceau du Baobab

Le Baobab est le sceau commun qui estampille les actes de toute l’administration publique de la République du Sénégal. Le baobab est d’abord un arbre typique de la flore sénégalaise. Un groupe de baobabs centenaires marque, souvent, la place d’un ancien village. C'est ensuite un arbre dont les paysans tirent de multiples ressources. Le fruit, le pain de singe, sert à fabriquer la sauce de bouillie. Les feuilles pilées entrent dans la composition du couscous. Le tronc fournit des cordes solides.

La Police nationale a adopté comme symbole particulier le baobab, que l'on retrouve sur ses signes distinctifs (insigne, épaulettes, logos, etc).

Sur le sceau du Baobab est inscrit :

République du Sénégal - Au nom du peuple sénégalais

“Les sceaux, timbres et cachets des grands corps de l’Etat, des Ministères, des Cours et Tribunaux, des notaires, de toutes les administrations et autorités publiques porteront pour type le baobab tel qu’il est figuré sur le sceau de l’Etat et pour légende « République du Sénégal » ainsi que le timbre de l’administration ou de l’autorité publique pour laquelle ils seront employés.”

(Article 2 de l’ordonnance n°60-26 du 10 octobre 1960)