Déclaration de son Excellence Monsieur le Président Macky Sall au débat public de haut niveau du conseil de sécurite sur la Syrie

Le 21 septembre 2016

Monsieur le Président,

Chers Collègues,

Monsieur le Secrétaire général,

Mesdames, Messieurs,

Je tiens d’abord à vous remercier, Monsieur le Premier Ministre John Key, pour l’occasion   opportune que vous nous offrez de tenir ce débat public de haut niveau sur la tragédie humaine qui frappe le peuple syrien. Je remercie également le Secrétaire général Ban Ki-Moon pour la présentation qu’il vient de faire.

Quel que soit le point de vue qu’on peut avoir sur le conflit syrien qui entre dans sa sixième année, une image s’impose à tous : celle d’un pays ravagé par la guerre, un pays réduit en champ de ruines ; une terre de feu, de larmes et de sang.  

La situation en Syrie est l’une des pires catastrophes humanitaires de notre temps.

Plus de 300 000 morts ont laissé des familles disloquées, meurtries par le deuil et la souffrance. Et le décompte macabre n’en finit pas. Pour combien d’orphelins ? Combien de veufs et de veuves ? Combien de personnes âgées abandonnées à leur triste sort, sans aucune assistance ? Combien de blessés, handicapés à vie ? Combien de réfugiés et de personnes déplacées ? Nul ne sait en réalité.

Ce qui se passe en Syrie est insoutenable. Sous le fracas des bombes, réunion après réunion, négociation après négociation, résolution après résolution, des vies humaines sont anéanties ; des maisons, des marchés, des écoles et des établissements sanitaires sont réduits à néant, en violation de toutes les règles du droit international humanitaire.

En dépit des efforts louables des organismes humanitaires et des bonnes volontés, c’est tout un peuple qui agonise. Tout un pays qui s’effondre avec son économie et son héritage socio culturel multiséculaire. Pour combien de temps encore ?

Monsieur le Président,

Mesdames, Messieurs,

La cause qui nous réunit sous le toit des Nations Unies, celle de la paix, n’est pas seulement souhaitable. Elle est nécessaire. Elle est aussi réalisable. Et le prix de la paix n’est jamais plus élevé que le coût de la guerre.

C’est ce qui fonde l’espoir du Sénégal qu’une solution négociée de la crise en Syrie est toujours possible.

J’exhorte à cet égard le Groupe International de Soutien à la Syrie à poursuivre tous les efforts nécessaires en vue de parvenir à une  trêve effective et durable sur l’ensemble du territoire syrien pour permettre l’acheminement sans entrave des secours humanitaires.

De même, le Sénégal soutient la mise en place d’un Centre de Commandement commun, pour le partage l’information et une meilleure coordination de la lutte contre le terrorisme.  

Le Sénégal souhaite l’adoption d’une stratégie commune, globale et cohérente, pour que les terroristes défaits et chassés de la Syrie ne se replient pas ailleurs, en particulier en Afrique du Nord et dans la zone sahélo saharienne.

En même temps, il faudra bien faire la paix entre toutes les parties syriennes intéressées de bonne foi par une issue politique à la crise. Et cette paix est possible, parce que la guerre ne peut être le destin de tout un peuple.

Monsieur le Président,

En convoquant cette réunion sur la Syrie, vous interpelez notre conscience collective.

Chacun de nous, en rentrant chez lui, espère retrouver ses enfants heureux, sains et saufs.

Ce sentiment d’humanité que nous éprouvons pour nos propres enfants est universel. Il est le même partout. Plus que jamais, son besoin se fait sentir en Syrie.

Nous devons méditer sur la sagesse qu’un grand leader du 20e siècle, John Fitzgerald Kennedy, a livrée ici même il y a 55 ans : « l’humanité devra mettre un terme à la guerre ou la guerre mettra un terme à l’humanité ».

Faisons le bon choix. Prenons la bonne décision.

Je vous remercie.

Macky Sall
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